Simon Gschaider

2026-03-31

Simon Gschaider, l’idole des snowboarders. On dit de Simon Gschaider qu’il est la colle qui fait tenir la scène du snowboard ensemble. Entre son talent sur les pistes, son attitude décontractée et ses afters accompagnés de Wiener Schnitzel, il s’est taillé une place unique dans le snowboard européen. Originaire d’Autriche, Simon a grandi au légendaire Absolut Park, a rejoint l’équipe nationale avant de partir explorer le monde. Aujourd’hui, on le retrouve chaque saison en train de parcourir la planète, véritable nomade du snowboard. À l’aise au parc, dans la rue et désormais en backcountry, Simon montre un style complet et équilibré, et son avenir promet d’être vraiment brillant.

 

Fraîchement rentré de France et déjà en route pour l’Autriche, nous avons passé un coup de fil à Simon pour parler d’après-ski, de Wiener Schnitzel, de figures maternelles… et, bien sûr, un peu de snowboard.

Pour ceux parmi nous qui ne te connaissent pas, peux-tu nous parler un peu de toi et de ton passé ?

Je m'appelle Simon Gschaider. J’ai 28 ans et je viens de Pernitz, un petit village près de Vienne. Je suis un snowboardeur !

 

Peux-tu nous raconter ton parcours dans le monde du snowboard  ?

J’ai commencé à snowboarder quand j’avais 10 ou 11 ans, sur une petite côte près de chez moi. J’ai tout de suite accroché. Je me souviens de mon premier jour : c’était sur une petite côte près d’un terrain de foot,
il avait neigé, et j’avais le vieux snowboard et les bottes de ma sœur. Je me suis vraiment beaucoup amusé. Puis j’ai découvert la montagne près de chez moi, avec ses quatre téléskis. Avec mes amis, on y passait toutes nos fins de journée et nos vacances. C’est là que mon aventure a vraiment commencé.

 

Le parc Absolut a été mon terrain de jeu pour débuter, avec Dominik Wagner et quelques autres amis riders. J’ai eu la chance de fréquenter une école de sport, où le snowboard était intégré au cursus. Ça m’a vraiment aidé, car je viens des plaines d’Autriche. J’ai ainsi pu m’entraîner plus souvent et apprendre à considérer le snowboard comme une vraie discipline : rider de vrais parcs, faire des sauts… tout ça m’a énormément fait progresser.

 

Après avoir rejoint l’équipe nationale autrichienne et fait quelques saisons de compétitions, j’ai eu, vers 18 ou 19 ans, la chance de partir en street trip avec Dominik Wagner, Alex Pfeffer et Marc Swoboda en République tchèque. Une aventure épique ! Après ce voyage, j'ai quitté l'équipe nationale. J’aurais pu participer à la Coupe du Monde, mais j’ai préféré partir en street trip. Depuis quelques années, je parcours le monde avec Dominik et les autres. Tout roule : j’ai un contrat et je filme un peu. Je me suis bien amusé. J’ai fait quelques missions pour Vans pendant quelques années, mais maintenant j’ai un contrat et je suis super content de faire partie de l’équipe !

 

Peux-tu nous décrire la scène locale  ?

Depuis l’école, j’ai déménagé à Schladming et j’ai passé encore plus de temps à Absolut Park et dans les environs. Mes meilleurs potes sont tous dans le coin, et on s’éclate à filmer des vidéos avec notre crew, Tapehomie. Ça fait déjà une dizaine d’années qu’on fait du snowboard et qu’on profite à fond là-bas. On s’est aussi fait pas mal d’amis parmi les skieurs du coin.

 

Parle-nous un peu de la saison actuelle.

J’ai pas mal voyagé : d’abord un trip en Pologne avec Sebi, puis le Canada avec Dominik Wagner et un pote qui filme. Montréal, Ottawa, Québec… c’était vraiment génial. Je suis rentré en avion la veille de Noël, et j’ai ensuite reçu l’appel pour savoir si je voulais partir au Japon avec les gars de Salomon. J’ai bien sûr dit oui ! Trois semaines de poudreuse filmée avec une équipe au top, que du bonheur ! Puis je suis reparti en Pologne avec l’équipe Vans Europe, Dominik, Livia, Benny et quelques autres étaient là. C’était top ! Les conditions étaient glaciales, ça chopait sévère sur la glace. Ensuite, direction la France pour filmer encore un peu de poudreuse avec une bonne équipe. J’ai eu la chance de loger dans la maison de Perly (merci encore !). De retour maintenant, je me concentre sur la planification des prochaines aventures.

Qu'aimes-tu faire hors saison ?

Excellente question  ! Je fais des barbecues avec mes potes. J’adore faire du skate, et j’ai une super équipe avec qui je ride. Je me suis mis au vélo de route, ce qui me fait sourire, car je m’en moquais toujours avant. Aujourd’hui, je suis accro ! Normal. On a plein de rivières et de lacs sympas chez nous. On a fait des balançoires en corde, sauté des falaises et tout le reste… assez classique en fait. Je roule sur une vieille BMW de 1955, héritée de mon père et de mon grand-père. C’est une moto que j’adore et qui a beaucoup d’histoire.

 

Comment le skateboard influence-t-il ta façon d’aborder le snowboard ou le choix de tes spots ?

Je ne suis pas sûr que ce soit totalement transférable, vu que je ne suis pas très à l’aise en skate et que je pratique le snowboard depuis bien plus longtemps. Mais j’adore les rampes inclinées et les wallies, et ça m’aide à choisir mes spots et à m’éloigner des rails en descente classiques. Je pense que le skate a une influence certaine là-dessus.

 

Que préfères-tu ? Le backcountry ou le street ?

Honnêtement, j’adore autant le backcountry que le street. Cela dit, comme je pratique le street depuis longtemps et que je n’ai pas beaucoup fait de backcountry, c’est surtout là-dessus que je me concentre ces derniers temps. C’est un peu plus aventureux et assez nouveau pour moi, et comme mes amis sont plutôt doués, ça m’aide à progresser. J’aime le défi que ça représente et le fait de gagner en confiance, mais j’apprécie aussi de pouvoir m’aventurer un peu plus en montagne. C’est vraiment cet aspect du snowboard que je veux améliorer et qui m’inspire en ce moment.

 

Quels sont tes spots préférés ?

Absolut Park a une place spéciale pour moi : j’y ai grandi et tous mes amis y sont, ce qui le met directement dans mon top 10. Le Japon, c’est incroyable ! Tellement différent, avec de la super neige, une nourriture délicieuse et des gens géniaux. La France est magnifique, et Chamonix occupe une place toute particulière dans mon cœur. J'ai aussi adoré le Canada l'année dernière. Pour le street, l’Europe de l’Est est vraiment impressionnante. Et bien sûr, mon chez-moi, l’Autriche. Un jour, j’aimerais vraiment explorer la Géorgie.

Qui et quoi t'inspirent dans le snowboard  ?

Mes collègues chez Vans et Salomon m’inspirent énormément, tout comme mes amis avec qui je ride. Ils sont drôles et, en plus, ils font du snowboard. Quand quelqu’un a une approche différente, ça m’inspire aussi et ça me fait voir les choses autrement. C’est top d’avoir de la variété.

 

Qui t’inspire en dehors du snowboard ?

Je choisirais ma grand-mère, une véritable source d’inspiration pour moi. Elle est à la fois cool et humble, avec un sens de l’humour incroyable. C’est quelqu’un de vraiment génial. Et bien sûr, ma mère et ma sœur également !

 

Pourquoi tu aimes tant l’après-ski ?

À Absolut Park, on passait la journée sur les pistes à faire du snowboard, puis on se retrouvait au bar de la station, le Umbrella Bar.
Ils ont une barre en bois avec un marteau et des clous, et il faut enfoncer le clou avec le côté le plus petit du marteau. La personne qui échoue doit offrir une tournée de bières. Comme peu de gens y parviennent, la bière coule à flots.

 

Quel est le secret d’un bon Wiener Schnitzel ?

Prenez de la farine, du pain, des œufs ou des miettes de pain. Choisissez un peu de veau ou une escalope de poulet, ajoutez du sel et du poivre pendant que la viande est encore crue, après l’avoir martelée pour qu’elle soit bien tendre. Farinez légèrement chaque côté, puis battez les œufs avec un peu de lait. Moi, j’aime bien ajouter un peu de sel, mais faites selon vos goûts ! Ensuite, ajoutez les œufs. Puis, si possible, les miettes de pain de la boulangerie (elles sont les meilleures).

Faites sauter le tout dans un peu de graisse de porc, selon la recette traditionnelle, ou à défaut, dans de la matière grasse. Faites cuire la viande jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée d’un côté, puis de l’autre.
Retirez-la ensuite du feu et posez-la sur du papier absorbant pour éliminer l’excédent de graisse. Servez avec un peu de citron, des airelles rouges, une salade de pommes de terre, et accompagnez d’une bière ou d’un verre de vin blanc… et voilà !

 

Comment décrirais-tu l'atmosphère de l’équipe Vans  Snow  ?

L’ambiance est vraiment tranquille et agréable entre nous. Comme on se connaît depuis longtemps, notre relation est vraiment solide et naturelle. Une vraie petite famille !

 

Ta chaussure Vans préférée ?

La Verse et l'Infuse sont toutes les deux géniales.

 

Un dernier mot  ? Un message pour Internet  ? Un message à ton ancien toi ?

Profitez de la vie, ne vous prenez pas trop au sérieux.