Antoine Laurent
2026-09-01

Bienvenue à l'équipe Antoine Laurent.
C’est dans le petit village provençal de Maillane qu’Antoine a grandi et forgé son skate, loin des projecteurs, entre sessions à répétition, road trips et virées à la recherche de nouveaux spots. Grandir loin des grandes villes l’a poussé à voir le skate autrement, à explorer de nouveaux terrains de jeu et à tirer le meilleur de ce qui l’entoure. Aujourd’hui, Antoine trace sa propre voie au sein d’une nouvelle génération qui fait avancer le skate français. De Marseille à Bordeaux et bien au-delà, il imprime sa French Touch aux spots qu’il croise, souvent aux côtés de ses coéquipiers du team Vans, Lucien Gourdal et Matteo Vandeputte. À eux trois, ils forment un trio aussi dynamique que complémentaire. Après avoir fait ses armes au sein du team Vans France, Antoine rejoint aujourd’hui le programme européen, et on est ravis de l’accueillir. On l’a retrouvé pour parler de son enfance dans le sud de la France, de son parcours au sein de la famille Vans et de cette idée toute simple : parfois, le meilleur skateboarding se passe de mots.
Alors Antoine, parle-nous un peu de toi et ton passé.
Je m'appelle Antoine Laurent, j'ai 21 ans. Je partage mon temps entre Bordeaux et Maillane, le petit village où j’ai grandi, près d’Avignon et à environ une heure de Marseille. Et je fais du skate !
Où es-tu en ce moment ?
Je suis actuellement à Maillane. C’est là que j’ai grandi. C’est un petit village, mais c’est vraiment un très bel endroit, en Provence. Je dirais que c’est surtout connu pour le célèbre pont d’Avignon. Il n’y a pas grand-chose, mais c’est vraiment un très joli coin.
Peux-tu nous raconter ton parcours dans le monde du skateboard ?
Si je me souviens bien, c’est mon père qui m’a mis sur un skate pour la première fois. Je devais avoir six ans, à peu près. À partir de là, j’ai fait du skate presque tous les jours, mais j’ai vraiment commencé à m’y mettre sérieusement vers 11 ans, au collège. J’y ai rencontré des amis qui skataient aussi, et on se retrouvait régulièrement au skatepark. Puis, vers 16 ou 17 ans, on a commencé à bouger un peu, à aller dans des villes plus grandes pour skater dans la rue et filmer. Pendant le Covid, Sam Partaix a commencé à me filer des chaussures et je faisais plus ou moins partie du team Vans, sans que ce soit vraiment officiel.
Maintenant, je fais vraiment partie de l'équipe et c’est complètement fou. Franchement, je ne pouvais pas rêver mieux comme équipe. Je suis super heureux.
Comment le fait de grandir dans une petite ville façonne-t-il ton rapport au skate et ta progression, par rapport à quelqu’un qui grandit dans une grande ville ?
Quand j’étais gamin et que j’allais au skatepark, il y avait toujours quelques autres skateurs. Maintenant, je m’y retrouve souvent tout seul, et ça me rend un peu triste. C’est génial d’avoir un skatepark, mais maintenant je vais souvent à Marseille, parce que c’est là que je skate le plus et que la scène est vraiment active. Mon vrai crew est à Bordeaux, par contre. C’est là que je passe beaucoup de temps avec mes potes Achille Isnard et Lawrence Ravail, avec qui je skate et je filme le plus.
La scène à Bordeaux est vraiment géniale, il y a une super énergie. Il y a tellement de skateurs qu’on trouve toujours un spot et quelqu’un avec qui filmer. C’est vraiment cool, et je m’y sens comme chez moi.
Tu dirais qu’il y a quoi comme différences entre les scènes skate de Bordeaux, Marseille et Paris ?
Eh bien, Bordeaux est une ville plus petite que Paris ou Marseille, donc tout est plus simple et plus compact. C’est plus facile de voir ses potes dans la journée, de skater quand on veut, et avec un vélo, on peut aller partout super facilement. Il y a plein de crews différents et tout le monde est super accueillant. Des plus jeunes aux plus anciens, tout le monde est vraiment sympa.
Et entre une journée à Maillane et une journée à Bordeaux, ça donne quoi ? Deux salles, deux ambiances ?
À Maillane, j’aide mon père à faire un peu de jardinage et de paysagisme, à couper des arbres, ce genre de trucs. C’est un super endroit pour décompresser. Quand il fait chaud, on va à la rivière, puis le soir, on va skater au skatepark ou on part à la recherche d’un spot dans la rue qui nous a tapé dans l’œil.
À Bordeaux, c’est vraiment que pour le skate. On se réveille chez l’un des gars, on prend un café, on va peut-être s’échauffer au skatepark, puis on attend que les autres finissent le boulot pour aller filmer dans la rue. On se prend quelques bières, et voilà.
J’aime bien alterner entre les deux. Je ne sais pas si je me vois rester toute ma vie au même endroit. J’aime trop bouger. J’aime beaucoup la diversité. Parfois, je passe un mois entier à Bordeaux et ça me va très bien, puis j’ai envie de repartir en voyage ou de rentrer chez moi.



Qu’est-ce que tu penses de la nouvelle génération de skateurs ?
Je pense que ça s’annonce bien. Il y a pas mal de jeunes qui sont vraiment doués, beaucoup de talent brut qui arrive, mais je suis encore un peu jeune pour en parler !
Je parlais plutôt de ta génération, en fait…
Ah, la mienne ? C’est fou ! Il y a Lucien, Matteo, Hugo… On a une génération incroyable et j’ai trop de chance d’en faire partie. On bosse sur une vidéo avec Lucien et Matteo. La deadline approche, on a déjà fait quelques voyages, mais il nous manque encore quelques images. Ça n’a pas toujours été simple, mais je me suis bien éclaté. On est allés à Barcelone et Helsinki ensemble, et on a passé un super moment. On a quelques histoires à raconter, c’est sûr… Notre dernier voyage, c’était à Bilbao, et j’ai hâte de voir ce que vont donner toutes les images qu’on a tournées.
Par quoi et qui es-tu inspiré ?
Il y a tellement de vidéos que je pourrais citer, je ne sais même pas par où commencer. Je les regarde toutes. J’adore regarder Rowan Zorilla skater, c’est mon préféré. Mais franchement, ce qui m’inspire le plus, c’est de skater avec mes potes. Ça me pousse à donner le meilleur de moi-même. Le style, ça m’inspire beaucoup aussi. J’adore les skateurs qui ont une vraie présence sur leur planche, qui vont vite…
Et en dehors du skate ? Et à part le skate, qu’est-ce qui te branche ?
Je kiffe le VTT. Les sensations sont complètement différentes du skate, mais c’est un truc que j’adore faire à côté. Mon cousin est vététiste pro et il est vraiment fort. C’est cool de rouler avec lui et de découvrir de nouvelles sensations. Je roule pas mal près de chez mes parents, il y a quelques trails dans le coin. Mais l’été, j’aime bien aller en Savoie, dans les Alpes, avec mon cousin.
J’imagine qu’il y a quelques points communs avec le skate dans l’état d’esprit, mais en même temps, c’est un univers complètement différent.
En dehors du skate, mon père est un vrai modèle pour moi. J’adore passer du temps avec lui et lui donner un coup de main pour ses travaux de paysagisme quand je rentre chez moi.
Quel effet ça fait de faire partie de l’équipe Vans ?
C’est vraiment une super bande, tout le monde skate avec le sourire. C’est vraiment l’un des meilleurs crews qui soient. À part Lucien et Matteo, il y a aussi Doobie et tout un tas d’autres légendes. Tout le monde veille les uns sur les autres, et il y a aussi pas mal de Frenchies dans le crew.
Ta chaussure Vans préférée pour faire du skate ?
La Rowan 2. J’adore leur forme et je me sens vraiment bien sur ma planche avec.
Quels sont tes plans et objectifs pour le futur ?
Pas facile à dire, mais mon rêve, c’est de continuer à m’éclater avec le skate, de profiter de mes potes et de ma famille et de faire ce que j’aime.
Un dernier mot ? Un dernier mot ? Un message à ton ancien toi ?
Essayez tous de vivre un peu comme Chicken Joe. Ceux qui savent, savent…